2026年04月26日 / ライフスタイル

Le remède à la fatigue des réseaux sociaux n'était pas "se déconnecter", mais "trouver une autre utilisation".

Le remède à la fatigue des réseaux sociaux n'était pas "se déconnecter", mais "trouver une autre utilisation".

La raison pour laquelle on ouvre un smartphone est souvent pour des petites choses. Vérifier l'heure. Répondre à un message. Regarder la météo. Effacer une notification. Pourtant, avant de s'en rendre compte, on se retrouve à suivre des scandales de célébrités inconnues, des nouvelles qui suscitent la colère, des vidéos courtes interminables, des paroles fortes de quelqu'un, et des recommandations qui défilent sans fin. Ce n'était pas ce que l'on voulait voir. Cela ne nous fait pas nous sentir mieux. Pourtant, les doigts ne s'arrêtent pas.

Cet état est appelé "doomscrolling". C'est le comportement de faire défiler sans fin des mauvaises nouvelles, des publications anxiogènes, et des contenus très stimulants. Un article de TechCrunch ne se contente pas de réduire cette habitude à une simple "dépendance au smartphone", mais pose une question plus pragmatique : si se débarrasser complètement du smartphone est difficile, que devrait-on ouvrir à la place ?

Pour beaucoup, le smartphone est un outil de travail, un moyen de communication, une carte, un portefeuille, et un passe-temps. Décider de "ne plus regarder son smartphone à partir d'aujourd'hui" n'est pas facile à maintenir. Le problème n'est pas le smartphone lui-même, mais le fait que dès qu'on l'ouvre, l'option la plus facile et la plus stimulante est un flux infini de réseaux sociaux ou de vidéos courtes. C'est pourquoi, pour lutter contre le doomscrolling, il est peut-être plus important de changer l'application que l'on ouvre en premier, plutôt que de considérer le smartphone comme un ennemi.

L'intérêt des applications présentées par TechCrunch réside précisément là. Il ne s'agit pas d'éliminer le temps passé sur le smartphone, mais d'en changer la qualité. Au lieu de subir passivement ce qui défile, on peut bouger ses mains, écouter, réfléchir, mémoriser, résoudre, jouer. Même en quelques minutes, la direction de l'action peut changer.

Par exemple, Dudel Draw est une application qui réduit à l'extrême l'entrée dans la création. Chaque jour, une forme aléatoire est présentée, et l'utilisateur dessine à partir de celle-ci. Il n'est pas nécessaire de créer une grande œuvre ni de bien dessiner. Il suffit de regarder la forme donnée et de se demander "à quoi cela ressemble ?", puis de bouger ses mains. Sur un flux de réseaux sociaux, l'utilisateur est essentiellement passif. Il trie ce qui défile, réagit, puis passe à la suite. Une application comme Dudel Draw inverse légèrement cette attitude. De spectateur, on devient créateur. C'est un petit changement, mais cela a un grand impact sur l'humeur.

Si l'on pense à des applications alternatives dans cette direction au Japon, ibisPaint est un candidat sérieux. Bien qu'elle ne soit pas aussi spécialisée que Dudel Draw dans les "sujets quotidiens", elle offre un environnement pour dessiner sérieusement sur smartphone ou tablette, et peut être utilisée pour tout, des gribouillages à la création d'illustrations. Si on l'utilise comme une mesure contre le doomscrolling, le point clé est de ne pas trop chercher la perfection. Tracer une ligne pendant cinq minutes seulement. Dessiner facilement en utilisant une photo comme support. Colorier seulement. Avant de regarder les réseaux sociaux, dessiner d'abord un croquis. Avec cette utilisation, le smartphone passe d'un "écran de consommation" à un "écran de création".

Radio Garden est également emblématique en tant qu'alternative au doomscrolling. On peut choisir des stations de radio du monde entier à partir d'une interface en forme de globe et écouter des émissions de villes lointaines. Les réseaux sociaux sont aussi des outils pour "se connecter au monde", mais le monde qu'on y voit est fortement édité par des algorithmes. Les publications qui suscitent la colère ou l'anxiété, les conflits, et les sujets qui buzzent facilement sont mis en avant. En revanche, avec Radio Garden, on écoute la musique, les nouvelles, les voix et les langues de villes inconnues. La façon de se connecter au monde devient un peu plus paisible.

Comme alternative au Japon, radiko est facile à comprendre. Il permet d'écouter des émissions de radio et des podcasts japonais sur smartphone, ce qui facilite la création d'une habitude de diffuser du contenu audio au lieu de parcourir la timeline des réseaux sociaux. En particulier, la fonction Time Free est pratique car elle permet de profiter des émissions "manquées" après coup. Lorsque l'on ouvre les réseaux sociaux, nos yeux et nos doigts sont capturés, mais avec la radio, on peut l'utiliser en marchant, en rangeant, ou en se déplaçant. Ne pas avoir à fixer l'écran en continu devient en soi une mesure contre le doomscrolling.

Elevate est présenté comme une application avec des mini-jeux pour entraîner la mémoire, la concentration, la compréhension et le calcul. Bien sûr, il n'est pas nécessaire d'attendre des effets excessifs de ces applications d'entraînement cognitif. Cependant, l'important est de remplacer le temps passé à faire défiler les flux par du temps consacré à de courtes tâches. Réussir quelque chose. S'améliorer un peu par rapport à hier. Créer un enregistrement continu. Tout en utilisant le même mécanisme d'habitude que les réseaux sociaux, il y a une marge pour transformer l'attention consommée en un sentiment d'accomplissement.

Pour une utilisation similaire au Japon, une application de type "brain training quotidien" est un candidat. Conçues pour être abordées en quelques minutes par jour, elles s'intègrent facilement dans le temps d'attente du train ou les quelques minutes avant de dormir. L'important est de ne pas trop se réjouir ou s'attrister des scores eux-mêmes. Si l'on considère cela comme une alternative au doomscrolling, l'objectif n'est pas seulement de "devenir plus intelligent". C'est de se concentrer sur une petite tâche unique, loin de l'information qui défile à l'infini. Ce changement de cap a de la valeur.

Vocabulary est une application pour apprendre des mots anglais et du vocabulaire chaque jour. En vérifiant la signification des mots, des exemples de phrases, et la prononciation, on enrichit son vocabulaire en peu de temps. Si l'on pense à la même utilisation au Japon, mikan est une très bonne option. Spécialisée dans l'apprentissage des mots anglais, elle permet de progresser à un rythme rapide, ce qui en fait un bon intermédiaire avant d'ouvrir les réseaux sociaux. Par exemple, décider "avant d'ouvrir X, juste 10 mots" ou "juste un ensemble avant de dormir". Même cela transforme le temps de défilement sans fin en un temps qui s'accumule un peu.

Drops est présenté comme une application pour mémoriser des mots et expressions étrangères à travers des mini-jeux visuels. Comme alternative au Japon, Duolingo est le plus largement recommandé. Non seulement pour l'anglais, mais aussi pour plusieurs langues, avec des leçons courtes, il est adapté à une utilisation "apprendre juste quelques minutes". Duolingo a un système fort de continuité d'apprentissage et de notifications, ce qui peut être une motivation pour certains, mais aussi une pression pour d'autres. Si on l'utilise comme une mesure contre le doomscrolling, il est plus facile de continuer avec une utilisation légère comme "juste une question avant d'aller sur les réseaux sociaux" plutôt que de se concentrer sur le maintien d'un enregistrement continu.

Seterra est une application pour apprendre les cartes, drapeaux, mers, chaînes de montagnes, etc., à travers des quiz géographiques. Pour ceux qui aiment la géographie, c'est bien plus agréable de s'y plonger que dans un flux infini. Comme alternative pour le Japon, "Asobide Manaberu Nihon Chizu Puzzle" est mentionné. C'est un jeu éducatif où l'on peut mémoriser la position et le nom des préfectures comme un puzzle. Même pour ceux qui ont une aversion pour la carte du Japon, le fait de l'aborder comme un jeu facilite la rétention des connaissances. Si l'on veut élargir à la géographie mondiale, GeoGuessr est également un candidat. C'est un jeu où l'on déduit l'endroit où l'on se trouve à partir de paysages, panneaux, bâtiments, environnements naturels de type Street View, utilisant un type d'observation différent de celui des réseaux sociaux.

NYT Games est une application où l'on peut profiter de jeux de mots et de logique mis à jour quotidiennement, comme des mots croisés, Wordle, Connections, Spelling Bee, etc. La grande différence avec le doomscrolling est qu'il y a une "fin". Les flux de réseaux sociaux n'ont pas de point final clair. La publication suivante, la vidéo suivante, la recommandation suivante s'affichent. Comme il n'y a pas de fin, on perd aussi le moment d'arrêter. En revanche, les puzzles et quiz ont une fin. Résoudre le problème du jour. Terminer un tour. Voir le score. Si ça ne marche pas, réessayer demain. Cette expérience fermée crée une frontière dans l'utilisation du smartphone.

Comme alternative facile à jouer en japonais, les applications de sudoku, de mots croisés japonais, et de puzzles courts sont des candidats. Cependant, il faut faire attention aux applications avec des éléments de concours ou de gain de points. Si les récompenses ou les participations sont trop mises en avant, on risque de continuer à ouvrir l'application sous une autre forme. Si on l'utilise comme une mesure contre le doomscrolling, il est préférable de choisir des applications où l'on peut créer soi-même des limites comme "finir après une question" ou "juste un puzzle par jour", plutôt que de se concentrer sur les concours ou les points.

En regardant les réactions sur les réseaux sociaux, cet article est perçu de manière plus pratique, avec des commentaires tels que "je comprends", "je veux essayer", "ce genre d'alternative est nécessaire", plutôt qu'une grande polémique ou un débat explosif. Sur LinkedIn, on a vu des commentaires de personnes qui aiment essayer d'autres applications pour équilibrer leur vie, et des réactions disant qu'Elevate est leur préféré. Il y a aussi eu des réactions de personnes qui ont créé un prototype pour augmenter le temps de lecture et réduire le défilement, élargissant la discussion au-delà de la simple présentation d'applications vers "comment résoudre cela soi-même".

 

TechCrunch a également partagé l'article sur X, mais l'ampleur des réactions observables était limitée. Ce n'est pas tant que le sujet manque d'attrait, mais plutôt que la lutte contre le doomscrolling n'est pas une nouvelle spectaculaire, mais un thème d'amélioration de la vie qui agit progressivement. Ce qui est plus important, c'est que ces articles soient partagés à plusieurs reprises, ce qui permet de donner un nom à l'état de "regarder sans cesse sans raison" et de le rendre plus facile à reconnaître. Dans le monde japonais, les termes "dépendance au smartphone", "fatigue des réseaux sociaux", et "fatigue de l'information" se sont répandus, mais "doomscrolling" n'est pas encore tout à fait courant. Avoir un mot permet de mieux expliquer ce qui nous dérange.

Ce qui est important ici, c'est de ne pas trop simplifier en divisant les applications en "bonnes" et "mauvaises". Même avec des applications d'apprentissage, de puzzle, ou de radio, si les notifications sont trop nombreuses, si on est poursuivi par des classements ou des enregistrements continus, ou si les chemins de paiement sont trop forts, cela peut créer une fatigue d'une autre forme. La lutte contre le doomscrolling n'est pas une question de "supprimer les réseaux sociaux et installer une autre application". Il est important d'observer comment notre humeur et notre concentration changent après utilisation.

Les applications présentées et les alternatives pour le Japon ont quelques points communs. Elles peuvent être commencées en peu de temps. Elles ne sont pas passives, mais incitent à bouger les mains ou à réfléchir. Elles permettent de créer facilement une fin ou une limite. Elles agissent sur la curiosité et le sentiment d'accomplissement plutôt que sur la colère ou l'anxiété. Ces quatre critères peuvent servir de base pour choisir des applications alternatives au doomscrolling.

Pour mettre cela en pratique, il est bon de changer d'abord la place de choix sur l'écran d'accueil. Déplacer les applications de réseaux sociaux au fond d'un dossier et mettre à la place une seule application alternative. Si vous dessinez, ibisPaint ; si vous passez à l'audio, radiko ; pour les mots anglais, mikan ; pour les langues, Duolingo ; pour la géographie, Asobide Manaberu Nihon Chizu Puzzle ou GeoGuessr ; pour l'exercice mental, des applications de brain training quotidien ou de sudoku. L'important n'est pas une habitude parfaite. C'est de faire en sorte que, la prochaine fois que vous ouvrez votre smartphone inconsciemment, une option autre que les réseaux sociaux habituels soit visible.

Une autre méthode efficace est de choisir une "application alternative spéciale pour le coucher". Les réseaux sociaux avant de dormir ne volent pas seulement du temps, mais ébranlent les émotions et affectent facilement le sommeil. Ainsi, la nuit, remplacez-les par la radio, une courte leçon de langue, un puzzle léger, ou l'apprentissage de mots. Bien sûr, la meilleure solution est d'éloigner le smartphone de la chambre, mais pour ceux pour qui c'est difficile, remplacer par un comportement moins nuisible est déjà un progrès.

L'article de TechCrunch montre qu'il ne faut pas réduire la relation avec le smartphone à un choix entre "rompre ou être englouti". Même ceux qui ne peuvent pas arrêter complètement les réseaux sociaux n'ont pas besoin de perdre une heure à chaque fois. Ceux qui veulent voir les nouvelles n'ont pas besoin de rester submergés dans un flux de colère et d'anxiété. Le smartphone peut également être utilisé pour écouter la radio mondiale, apprendre des mots inconnus, étudier des cartes, dessiner, ou résoudre des puzzles.

Le danger du doomscrolling est que, pendant que la personne a l'impression de "choisir elle-même", en réalité, les choix se restreignent. L'application à ouvrir est décidée, le contenu à voir est décidé, et même la façon dont les émotions sont manipulées est décidée. Créer de petites bifurcations dans ce flux. Les applications présentées et les alternatives pour le Japon sont des outils pour cela.

Chaque fois que vous ouvrez votre smartphone, le monde peut devenir un peu plus sombre ou un peu plus vaste. Le choix de l'icône que vous touchez en premier peut faire la différence.


Résumé des applications alternatives pour le Japon

Candidat alternatif à Dudel Draw : ibisPaint
Utilisable pour tout, des petits gribouillages à la création d'illustrations sérieuses. Convient comme alternative créative.

Candidat alternatif à Radio Garden : radiko
Permet d'écouter des radios et des podcasts japonais. Facile à utiliser comme alternative qui ne nécessite pas de regarder l'écran en continu.

Candidat alternatif à Elevate : brain training quotidien
Avec des exercices cérébraux courts et des mini-jeux, on peut passer d'un défilement infini à une tâche avec une fin.

Candidat alternatif à Vocabulary : mikan
Fort en apprentissage des mots anglais, facile à avancer en peu de temps. Facile à utiliser comme intermédiaire avant d'ouvrir les réseaux sociaux.

Candidats alternatifs à Seterra : Asobide Manaberu Nihon Chizu Puzzle, GeoGuessr
Pour la carte du Japon, le premier ; pour la géographie mondiale ou les jeux d'observation, le second convient.

Candidats alternatifs à NYT Games : applications de sudoku, applications de mots croisés japonais
Facile à créer une limite comme "finir après une question". Cependant, attention à ne pas trop utiliser celles avec des éléments de concours ou de gain de points.

Candidats alternatifs à Drops : Duolingo, mikan
Pour l'apprentissage multilingue, Duolingo ; pour les mots anglais, mikan est facile à utiliser.


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